Voiture la plus vendue en Europe en 2025 : classement et analyse des tendances

18 janvier 2026

Les immatriculations de véhicules électriques ont dépassé, pour la première fois, celles des motorisations diesel sur le marché européen au premier trimestre 2025. Les normes d’émissions renforcées imposées par l’Union européenne ont bouleversé l’ordre établi parmi les modèles les plus vendus.

Certains constructeurs historiques, longtemps dominants, cèdent leur place à de nouveaux acteurs ou à des modèles réinventés. Les choix des consommateurs se répercutent directement dans le classement, où la part des citadines et SUV compacts électriques atteint un niveau inédit.

Ce que révèle le classement des voitures les plus vendues en Europe début 2025

Jeter un œil au classement des voitures les plus vendues en Europe en 2025, c’est regarder une page qui se tourne. La Renault Clio prend la première place, balayant la Dacia Sandero qui trônait encore en 2024. Avec 122 489 exemplaires écoulés sur six mois, elle affiche une progression nette de 7 % sur un marché général en léger recul. Ce renversement n’a rien d’un hasard : Renault a su lire le terrain, miser sur l’efficacité, maintenir des prix accessibles et injecter de la technologie là où les clients l’attendaient. La Clio, ce n’est pas seulement une citadine, c’est un signal envoyé à l’ensemble du secteur : il faut bouger, ou reculer.

La Sandero, même si elle encaisse un net recul de 11 %, reste solidement ancrée sur le podium. La Peugeot 208 s’accroche à la troisième place, soulignant l’ancrage français dans le paysage auto européen. Juste derrière, la Volkswagen Golf et le Dacia Duster complètent ce top 5, prouvant que les valeurs sûres, compactes, polyvalentes et abordables, gardent de nombreux adeptes, même face à la montée de modèles plus récents.

Voici la liste des modèles qui occupent le haut du tableau cette année :

  • Renault Clio : 122 489 unités (+7 %)
  • Dacia Sandero : recul de 11 %, mais maintien sur le podium
  • Peugeot 208 : 3e place en Europe
  • Volkswagen Golf : 4e
  • Dacia Duster : 5e

Le marché des voitures neuves en Europe affiche 6,84 millions d’immatriculations au premier semestre, une quasi-stagnation (-0,3 %) après plusieurs années de croissance. En France, la Clio reste indéboulonnable malgré une baisse du marché local (-5,02 %, soit 1,63 million de véhicules). Côté groupes, Volkswagen domine avec 3,26 millions de ventes (+4,6 %), Stellantis recule (-4,5 %) et Renault avance (+6,8 %). Le paysage européen, désormais, oscille entre continuités et nouvelles dynamiques.

Pourquoi certains modèles dominent-ils le marché cette année ?

La Renault Clio ne s’impose pas par hasard en 2025. Son look affûté, la qualité qui monte d’un cran et des moteurs sobres séduisent un public large. L’hybride, en particulier, répond à la demande des urbains attentifs à leur consommation, tout en gardant ce petit plaisir de conduite qui fait la différence. Le prix, la connectivité, la sécurité et l’efficacité énergétique : chaque détail compte et la Clio coche les cases une à une, y compris dans les finitions accessibles.

Dacia Sandero recule, mais ne disparaît pas. La concurrence se fait plus rude, la clientèle se diversifie, et un restylage se fait attendre. Pourtant, la Sandero garde ses fidèles, attachés à sa simplicité et à son tarif sans détour. Peugeot 208, quant à elle, incarne l’énergie du secteur français : un style qui s’affirme, des moteurs variés (y compris électriques) et une adaptabilité qui plaît autant aux particuliers qu’aux gestionnaires de flotte.

Les équilibres se déplacent. Skoda Elroq s’invite parmi les références avec son prix compétitif, ses volumes généreux et un vrai saut qualitatif. Les hybrides rechargeables progressent vite : le Volkswagen Tiguan en est l’exemple parfait, porté par des aides publiques et de nouveaux usages. Fragmentation du marché, mais aussi consolidation pour quelques piliers comme la Clio, la Sandero et la 208, qui s’appuient sur des valeurs claires, des réseaux solides et une réactivité face au contexte européen.

Tendances majeures : électrification, SUV et percée des marques émergentes

Trois courants bousculent le marché automobile européen : l’essor fulgurant de l’électrification, la place dominante des SUV et l’arrivée d’acteurs venus d’ailleurs. En 2025, les SUV et crossovers représentent 55 % des ventes, soit quatre points de plus en un an. Ce format s’impose, car il colle à la demande d’espace et de polyvalence que réclament les automobilistes européens.

L’électrique accélère, sans ambiguïté : 17,4 % de part de marché au premier semestre, une progression de plus de quatre points en douze mois. Skoda Elroq, désormais premier véhicule électrique vendu en Europe, montre la capacité d’adaptation des constructeurs qui n’ont pas attendu pour réagir. Mais le jeu s’ouvre : SAIC/MG dépasse Tesla sur le segment électrique, et le Volkswagen Tiguan devient la nouvelle référence sur le créneau hybride rechargeable.

Quelques points saillants permettent de mieux cerner ce déplacement des lignes :

  • Marques chinoises : leur part de marché bondit à 5,1 % en un an. BYD dépasse les 70 000 ventes, porté par un appétit grandissant pour le véhicule électrique.
  • La diversification s’accélère : Leapmotor T03 trouve sa place, et Jaecoo 7 intègre déjà le top 10 des hybrides rechargeables européens en juin.

La rivalité s’aiguise, la diversité explose. Les leaders traditionnels voient surgir des challengers capables d’adapter leur gamme très vite, au plus près des besoins locaux. L’Europe devient une zone d’expérimentation à ciel ouvert : électrification massive, montée en gamme des SUV et percée de modèles alternatifs s’y télescopent en temps réel.

Femme chargant des courses dans une voiture en parking

L’impact des nouvelles réglementations et des attentes des consommateurs sur les ventes

L’évolution réglementaire européenne a redessiné la hiérarchie des ventes automobiles. Sous la pression de normes d’émissions plus strictes, les constructeurs accélèrent l’électrification et ajustent leurs tarifs. Volkswagen, leader européen en 2025, a pris le virage en rendant la mobilité électrique plus abordable, avec des modèles comme ID.3 et ID.4 et une présence affûtée sur le segment des véhicules électriques (11,4 % de part de marché sur le VE au S1 2025).

La demande, elle aussi, évolue : préoccupations environnementales, inflation, recherche de solutions concrètes. Les clients veulent des modèles sobres, technologiques, avec un coût d’usage maîtrisé. Renault et BMW, par exemple, tirent leur épingle du jeu : BMW atteint 9,2 % de part de marché sur l’électrique, Renault 4,1 %.

Quelques facteurs-clés expliquent ces repositionnements :

  • La fiscalité locale influence fortement l’offre : BYD ajuste ses gammes, propose hybrides et thermiques selon les spécificités de chaque pays.
  • La rivalité entre groupes historiques et nouveaux venus s’intensifie, BYD et Cupra s’installant dans le top 10 des électriques en Europe.

La Renault Clio, première du classement, incarne cette capacité d’adaptation réglementaire et industrielle. À l’opposé, la dégringolade de Tesla (-33 % au S1 2025) souligne les faiblesses d’une approche trop uniforme, incapable de s’ajuster aux réalités du marché européen. Les stratégies s’affinent, les positions évoluent : désormais, ce sont les attentes des clients et la législation qui tiennent le volant, traçant la route pour les leaders de demain.

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